Parlons de Noël

Noël ! Fêtons la venue du Sauveur! 

Noël, la face cachée des traditions

Exclamation de joie, cri d’espérance, ce petit mot recueille en lui tout un univers de paix, de joie, de bonheur, comme une bulle fragile dans un monde dangereux et agressif. On parle souvent de la «magie de Noël» mais, pour les chrétiens, il s’agit de quelque chose de bien concret et réel: dans la nuit de Noël, nous célébrons la venue en notre monde d’un Sauveur. Nous croyons qu’en cet enfant, c’est Dieu lui-même qui est venu nous rejoindre et passer du temps avec nous pour nous faire découvrir la mesure de son amour pour les hommes.

Noël n’est pas d’abord une fête artificielle et commerciale mais la fête où l’amour de Dieu se révèle dans les gestes ordinaires de la vie: un sourire, un pardon, un service, un cadeau... Pourvu que ce soit l’amour qui se révèle en transparence, comme dans le sourire du nouveau-né de la crèche qui nous dévoile ce que nous avons de meilleur en nous-mêmes et nous invite à y être fidèles.

 

Toute la communauté catholique de Caudéran vous souhaite un très joyeux Noël!

 

Pourquoi fêter Noël le 25 décembre ?

L’origine de notre mot Noël vient du latin natalis, naissance, nativité. Fêter Noël, c'est fêter la naissance de Jésus. Un seul évangéliste, Luc, évoque la nativité, mais son intention était ailleurs. Il ne donne aucune date. De rares éléments permettent une estimation de la naissance vers -5 ou -6 avant notre ère. C'est seulement vers 330 que l'on voit apparaître à Rome une fête de Jésus, le 25 décembre. Dès les origines du christianisme la fête principale concernant Jésus-Christ était la fête de Pâques. Il existait à Rome, autour du 25 décembre, une fête importante en l'honneur de Mithra, un dieu d'origine perse. Sa religion était en concurrence avec le christianisme grandissant. Au début du IVèmesiècle, le christianisme devient religion officielle dans l'empire. En même temps que Mithra, la Rome fêtait aussi le solstice d'hiver, le moment où le soleil reprend de la vigueur au cœur de l'hiver, reprenant ainsi peut-être une veille tradition celte où l'on fête la lumière qui gagne sur les ténèbres. C'était le Sol invictus ou Soleil vainqueur. Or cette expression était aussi une des manières de désigner le Christ… Les chrétiens ont donc associé la fête de Jésus à la fête de la lumière. « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière» (Isaïe 9,1).

Site internet du diocèse d’Arras

Les bougies de l'Avent

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L’AVENT, qui signifie «», est le temps liturgique de quatre semaines précédant la fête de Noël. C’est une période d’attente, d’espérance et de conversion. Une tradition de l’Avent utilise la symbolique des bougies au long des quatre dimanches.

Les bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du Messie :

 La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève

 La deuxième est le symbole de la foi d'Abraham et des patriarches qui croient au don de la terre promise

 La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s'arrêtera pas. Elle témoigne de l'alliance avec Dieu

 La quatrième est le symbole de  l'enseignement des prophètes qui annoncent un règne de justice et de paix

Pourquoi fait-on une crèche?

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On fait une crèche pour rappeler les textes bibliques qui indiquent que Jésus a été déposé dans une mangeoire, représentation de la naissance du Sauveur dans l’humilité car il s’installe au milieu des plus pauvres. Et les premiers avertis sontles bergersnon les puissants. La première crèche a été réaisée par François d’Assise en 1223 à Greccio en Italie ; il s’agissait alors d’une crèche vivante, c’est-à-dire avec des personnages réels. Les crèches dans les églises apparaissent entre le 15èmeet le 16èmesiècles puis dans les familles au 17èmesiècle.

La fête de Noël : Chrétiens d’aujourd’hui

La bûche, source de lumière

En hêtre, chêne ou même olivier…grosse bûche était traditionnellement brûlée dans l’âtre durant la veillée de Noël.

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La coutume remonte au XIIeècle et change selon les régions.priait pour qu’elle dure au moins le temps de la messe de minuit. Sous peine de malheur. Les Lorrains profitaient de sa lumière pendant trois jours, tandis que les Ardéchois espéraient la voir se consumer jusqu’à l’Épiphanie.Ses cendres, précieusement conservées, auraient le pouvoir de protéger la maison.La disparition des foyers ouverts a remplacé la grosse bûche par sa représentation en miniature.

Osée sur la table de fête,elle a d’abord été habillée de feuillage ou de mousse et piquée de bougies.C’était avant l’arrivée de sa version plus gourmande: l’incontournable pâtisserie roulée ou glacée, servie traditionnellement à la table du réveillon.

La pomme, ancêtre de la boule de Noël !


Dès le XIeècle,on accrochait des pommes rouges et brillantes aux branches du sapin.Une façon toute naturelle de le métamorphoser en arbre du jardin d’Éden. Plus tard, pour le rendre encore plus attractif,il est chargé de noix, sucreries, petits gâteaux et de personnages en chiffon.

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Au XVIIIe, il est paré de mille feux,des chandelles ou des coquilles de noix remplies d’huile. En 1858, la pénurie de pommes en Moselle donne l’idée à un verrier d’en souffler.

Le succès de la boule de Noël ne s’est pas démenti depuis!

Pierre Yves Nédelec